Il a découvert le pays du soleil levant il y a une quinzaine d’années dans le cadre du travail, mais il a eu l’occasion d’y retourner de nombreuses fois pour connaître cette destination par cœur. 🏯
Tokyo, Hiroshima, Sapporo… découvrez le Japon comme vous ne l’avez jamais entendu. 🍣
Bonne écoute 🎧
Retranscription du podcast 📖
Introduction : Le choc du premier voyage à Tokyo
Est-ce que tu sais que le chef cuisinier qui prépare les sushis, on appelle ça un Itamae, eh bien il suit un apprentissage d’une dizaine d’années. Je me souviens d’un restaurant où l’Itamae, il avait découpé devant moi les tranches de sashimi, même le poisson qui venait de sortir vivant de l’aquarium. Il avait ensuite délicatement placé dans l’assiette les sashimis, et le poisson qu’il avait présenté façon pliage origami.
C’est un souvenir inoubliable.
(0:27 – 0:52)
Soyez les bienvenus dans le podcast Leçon du Voyage. Nous sommes un groupe de 10 copains, 10 créateurs de voyages sur mesure, professionnels et expérimentés, qui racontons des anecdotes, des voyages qui ont changé notre vie, et qui partageons tous nos meilleurs conseils d’experts. Dans chaque épisode, nous vous racontons une destination ou nous donnons des trucs et astuces pour bien réussir vos voyages.
Si vous aimez notre podcast, donnez-nous 5 étoiles et abonnez-vous. Aujourd’hui c’est Eric qui nous raconte comment et pourquoi il aime tant le Japon. Bonne écoute !
(0:57 – 3:29)
La première fois que je suis allé au Japon, c’était il y a une quinzaine d’années. Je n’étais pas encore dans le secteur du tourisme. Je travaillais pour les marques d’eau minérale du groupe Danone.
Et à l’époque, le marché le plus porteur et le plus rentable pour les marques d’Evian et Volvic, c’était le marché japonais. Mais les relations avec la filiale de Danone au Japon, et les importateurs japonais aussi, n’étaient pas bonnes. Avec des incompréhensions, à la fois au niveau de qualité requis par ce marché, et puis il y avait les réclamations des consommateurs japonais qui n’existaient nulle part ailleurs dans le monde.
Et puis la qualité de service, elle ne satisfaisait pas du tout le client japonais. Il a été décidé de créer un poste, destiné à améliorer la situation et qui nécessitait de bien comprendre comment ça se passe au Japon. C’est comme cela qu’un beau matin, j’ai débarqué à Tokyo sans absolument rien connaître du pays.
Et que j’ai eu l’opportunité de m’y rendre par la suite une quinzaine de fois. Ça m’a permis de travailler et de vivre avec des Japonais. Même si à part Arigato Gozaimasu, qui veut dire merci, je ne connais toujours presque aucun mot en japonais.
Ça m’a donné également l’occasion de sillonner le pays, du nord au sud. J’ai visité de nombreuses villes, des sites touristiques, et j’y ai même fait du ski, on en reparlera peut-être un peu plus tard. J’ai également voyagé en famille, ensuite, avec mes enfants adolescents à ce moment-là.
Et puis j’ai accompagné des salariés français sur place. Pourquoi ? Parce que s’il existe bien un pays qu’on ne peut comprendre sans y être rendu au moins une fois, c’est bien le Japon.
Manger des sushis en France, lire des mangas, même voir voyager avec un casque de réalité virtuelle, ça ne remplacera jamais un voyage au Japon. Lors de mon premier voyage, j’ai donc été propulsé, c’est vraiment le cas de le dire, directement de l’aéroport de Narita, dans le quartier de Shibuya, où se situait l’hôtel que j’avais réservé. Tu sais, c’est là que se trouve le fameux carrefour, qui est un des plus fréquentés au monde.
Alors on y voit à la fois les salarymens, qui portent tous le même costume noir, et puis aussi des jeunes filles, on les appelle « les shibouyettes de Shibuya » (« kogyaru »), elles ont des cheveux multicolores, les deux se mélangent en traversant le carrefour, une fois que le feu est vert. Pourquoi ? Parce qu’au Japon, on ne traverse pas sans avoir la permission, bien entendu.
En arrivant sur place, j’ai eu l’impression d’être dans un monde parallèle, un petit peu comme dans un film de science-fiction à la Blade Runner. Il y avait le même niveau de vie qu’en Europe, mais en même temps tout était décalé et différent. C’est ça qui rend un voyage au Japon si exotique.
Clichés et réalités : ce qui surprend vraiment au Japon
Tu peux nous donner quelques exemples ?
(3:31 – 5:49)
À mon avis, il n’y a aucun autre pays qui véhicule autant de clichés, stéréotypes que le Japon. Il y en a qui sont avérés, mais il n’y en a pas du tout. J’ai pu en tester quelques-uns et mesurer aussi la différence avec la France.
Par exemple, la ponctualité, le sens du service. Est-ce que tu sais que le retard moyen des Shinkansen, c’est les TGV japonais, il est d’environ 20 secondes ? Si tu compares avec la France, la France comptabilise les retards sur les TGV à partir de 15 minutes.
Et il y en a environ 15% qui arrivent en retard. Et le retard moyen, tu sais combien ? C’est 35 minutes.
Un autre exemple, en 2017, il y a un train qui est parti d’une gare avec une avance de 20 secondes. Une avance, pas un retard. Eh bien la compagnie, elle a fait un communiqué de presse en s’excusant publiquement pour la gêne occasionnée au client.
Quand on organise un voyage au Japon, on sait qu’on peut compter sur des informations fiables. Et qu’en cas de dysfonctionnement, mais c’est vraiment très rare, l’attention portée au client voyageur, elle sera là comme nulle part ailleurs. C’est très important.
La sécurité, un autre point aussi qui est souvent évoqué. Quand tu prends le métro le matin, tu es surpris de croiser des dizaines d’enfants, souvent très jeunes, qui vont tout seuls à l’école. Et si jamais on perd son portefeuille dans le métro, on va le récupérer très probablement plus tard.
Et avec l’argent qui y était. Parce que les Japonais, ils ont une culture de l’intégrité, de l’honnêteté absolument incroyable. Une petite anecdote, j’ai un ami qui avait un jour perdu son iPhone sur une piste de ski.
Eh bien on l’a renvoyé chez lui à Tokyo, quelques jours plus tard. C’est ce qui explique aussi que quand tu es dans un restaurant, tu peux sans souci laisser tes affaires sur la table. Alors tu comprends à l’inverse, quand un Japonais débarque à Paris, lui aussi, il a un choc culturel.
Mais cette fois-ci, il est négatif. C’est bien simple, j’ai un voyageur, un jour il m’a envoyé un petit message, après quelques jours qu’il avait passé sur place, en me disant, je vais demander la nationalité japonaise. Mais c’est bien connu, le Japon, c’est aussi un pays de contraste entre tradition et modernité.
C’est un peu ce qu’on entend souvent. Même dans le quartier de Shibuya, à côté des immeubles ultra modernes, on trouve des toutes petites ruelles, avec des minuscules bars. On appelle ça les Izakayas.
Et là, il y a les salariés mènent, ils se retrouvent après le travail. Et puis il y a des câbles et des poteaux électriques absolument partout. Et puis dans les magasins, la plupart des achats, ça s’effectue encore avec du cash, avec des espèces.
La gastronomie japonaise : un voyage dans le voyage
Mets-nous l’eau à la bouche, conseille-nous un plat typique et local.
(5:53 – 7:41)
La nourriture au Japon, c’est un voyage dans le voyage. Un autre de mes voyageurs à qui je demandais quel était le meilleur souvenir de son voyage au Japon, il m’a écrit, j’ouvre les guillemets, la tête de mes enfants à chaque fois qu’ils goûtent un plat, qu’ils n’ont jamais mangé. Beaucoup de bonnes surprises et des moments toujours amusants.
Alors oui, manger des sushis à la japonaise par exemple, ça n’a rien à voir avec ce qu’on peut trouver en France. Il faut absolument tester ce qu’on appelle les Kaiten Sushi. On peut y commander sur une tablette les sushis de son choix.
Et ensuite, ils arrivent sur un plateau monté sur des rails. C’est un vrai réseau de trains électriques, avec évidemment la japonaise, un petit décor Shinkansen, et puis la précision associée. La fraîcheur, évidemment, elle est au rendez-vous.
Tu ne seras jamais malade au Japon. Est-ce que tu sais que le chef cuisinier qui prépare les sushis, on appelle ça un Itamae, eh bien il suit un apprentissage d’une dizaine d’années. Je me souviens d’un restaurant où l’Itamae, il avait découpé devant moi les tranches de sashimi.
Même le poisson qui venait de sortir vivant de l’aquarium. Il avait ensuite délicatement placé dans l’assiette les sashimis, et le poisson qu’il avait présenté façon pliage origami. C’est un souvenir inoubliable.
Sinon, comme plat plus simple et bien reboratif, je conseille l’Okonomiyaki. Ce n’est pas simple à prononcer. C’est une sorte de crêpe salée fourrée aux choux, aux porcs et aux fruits de mer.
Il existe de multiples variétés selon les régions. Je conseille en particulier d’aller en déguster à Hiroshima, un endroit qui s’appelle l’Okonomiyaki. Ça veut dire le village des Okonomiyaki.
Il y a 25 échoppes sur 3 niveaux, on choisit son enseigne, on trouve une place au comptoir, devant la plaque de cuisson, et ensuite c’est le chef qui prépare le tout. Et on se régale dans une ambiance conviviale.
Que boire au Japon ?
Et une boisson spécifique ?
(7:42 – 9:11)
Il y a un choix incroyable de boissons au Japon. Et on trouve des distributeurs automatiques absolument partout, avec des boissons froides mais chaudes également. Alors c’est une aberration environnementale, mais j’avoue que c’est quand même bien pratique, notamment l’été où il fait très chaud et très humide.
Pour les boissons alcoolisées, à côté des bières, bien entendu il y a les excellents whisky japonais, il y a le Sake, mais je conseille plutôt une boisson plus originale et pas trop forte. Ça s’appelle l’Umechu. C’est un liqueur à base de petites prunes macérées dans l’alcool et le sucre.
Ça a une saveur sucrée, fruitée, mais en même temps ça a des notes acides et acidulées. Enfin, je ne sais pas si tu vois, c’est un vrai régal pour tous les palais.
Que rapporter dans ses valises ?
Que conseilles-tu de rapporter du Japon ?
Alors, la culture du cadeau est très ancrée dans la société japonaise, au point qu’il est mal vu de revenir d’un voyage les mains vides. On appelle ça Omiyage. Chaque région a ses boutiques spécialisées, avec des produits souvent comestibles déjà parfaitement emballés et prêts au voyage.
Avant d’avoir mon agence de voyage, je ramenais systématiquement des Omiyage pour mes collègues de bureau. C’était un vrai plaisir de les voir tester des petits gâteaux aux saveurs et apparences inconnues. Alors pourquoi ne pas en faire de même pour ses amis ?
Sinon, les kimonos, généralement, c’est quand même très onéreux. Mais on peut à la place ramener des yukatas. Donc, c’est des vêtements plus légers pour l’été.
On les trouve souvent dans les ryokan, tu sais, les hôtels traditionnels japonais. Et on peut facilement se les procurer un peu partout, notamment dans les grandes enseignes, et ça coûte moins de 100 euros.
Comment découvrir le Japon ? L’art de flâner
Tu peux nous expliquer comment tu conseilles de découvrir le Japon ?
(9:15 – 10:40)
Il y a tellement à faire. Alors je ne vais pas beaucoup te parler de Tokyo, de Kyoto, qui sont des incontournables classiques, mais d’autres expériences un peu plus originales qui viendront compléter ces deux étapes. Bon, cela dit, le Japon, c’est tellement différent culturellement qu’il ne faut pas chercher systématiquement à visiter tel ou tel site ou temple célèbre qu’on retrouverait dans les guides.
Si tu te promènes, tu flânes, sans objectif précis, dans n’importe quel quartier de Tokyo, ça t’apportera toujours son lot de surprises et de découvertes. Alors tu verras des petites boutiques de vêtements, des commerces d’alimentation avec des plats complètement inconnus. Tu ne t’ennuieras jamais.
Par exemple, un jour, je me promenais sans but dans le quartier de Asakusa à Tokyo. Asakusa, c’est le quartier justement proche du temple qui est le plus connu. Je suis tombé par hasard sur la rue, alors le nom je m’en souviens maintenant, c’est la rue Kappabashi.
Et c’est, alors je l’ai découvert après, c’est la rue de la cuisine en fait. Alors on y trouve des dizaines de boutiques, ils vendent des couteaux japonais, des baguettes de qualité. Alors pas des baguettes made in China, mais également un magasin spécialisé dans les pinceaux, les brosses et les balais.
Et puis dans un autre, il y a ce qu’on appelle les Sampurus. Tu sais ce que c’est ? Non, c’est quoi ?
Et bien ce sont des répliques en plastique de tous les aliments et plats qu’on peut trouver à l’adventure des restaurants japonais. Alors donc tu peux t’acheter des faux sushis, mais aussi des plats complets en trompe l’œil, comme des spaghettis bolognaises plus vrais que nature. C’est de l’art.
Expérience incontournable : Hiroshima et Miyajima
Et donc quelle expérience originale proposes-tu en dehors de Tokyo et Kyoto ?
(10:44 – 14:52)
Alors je conseille toujours, dans les itinéraires que je propose, le secteur Hiroshima-Miyajima. Hiroshima, bon à part y manger des okonomiyakis comme je t’en ai parlé tout à l’heure, c’est une histoire évidemment très chargée. La ville a été complètement reconstruite, mais n’a pas oublié son passé, même si les stigmates sont discrets.
Il reste juste le dôme de la bombe, et il y a la visite du musée mémorial de la Paix, qui est quand même assez poignante. Alors j’ai été le 6 août, qui est le jour de la commémoration de la bombe, et en fin de journée, il se déroule une cérémonie qu’on appelle la cérémonie des lanternes. Alors comment ça se passe ?
Les lanternes qui sont confectionnées par les habitants sont déposées sur la rivière, en l’honneur des âmes des disparus d’Hiroshima. Il y a des messages de paix dans toutes les langues qui sont écrits sur les lanternes. C’est un spectacle magnifique, envoûtant, et ça dure toute la soirée.
Et ensuite il y a Miyajima. Tu vois de quoi je parle ? Miyajima, c’est une des 3 plus belles vues du Japon à ce qui paraît.
C’est le fameux tori rouge qui baigne dans la mer. Ça te dit quelque chose ? D’ailleurs au dernier G7 au mois de mai, il s’est déroulé à Hiroshima, Miyajima, et tu as sans doute vu la photo des présidents posant devant le tori.
Alors pour se rendre sur l’île de Miyajima, c’est facile. 25 minutes de train depuis la gare d’Hiroshima, et ensuite tu as 10 minutes de ferry qui circulent tous les soirs jusqu’à 22h, tous les quarts d’heure. La journée, il y a beaucoup de touristes évidemment, qui viennent visiter le magnifique sanctuaire Shinto qui s’appelle Itsukushima.
Mais j’ai une bonne secrète. J’ai une amie japonaise, Rie, qui gère un bed and breakfast sur l’île. Alors quand on peut y dormir, c’est génial.
Le soir, lorsque les touristes sont partis, l’île est rendue à ses habitants et il est presque vide. Il y a même des dents qui circulent en liberté au milieu des rues. Alors je conseille en général de rester deux nuits sur l’île et de passer une journée pour, par exemple, monter en environ deux heures au Mont Misen, c’est le sommet de l’île.
Il y a également un téléphérique, alors on peut combiner les deux. Par exemple, on peut effectuer tranquillement la descente à pied. Il y a de nombreux temples sur le parcours.
Alors j’en conseille un en particulier qu’il faut absolument visiter, c’est le petit temple de Daisho in. Aux alentours du temple, il y a plus de 500 petites statues bouddhiques, toutes différentes, toutes plus adorables les unes que les autres. C’est le genre de visite qui plaît aux petits et aux grands.
Le Japon en hiver : ski et festival de neige à Sapporo
Et par exemple l’hiver, tu proposes quoi ?
Alors ce qui est au Japon, c’est une expérience aussi très originale. Pour le ski alpin, il existe de nombreuses stations dans les Alpes japonaises vers
Nagano, qui sont accessibles facilement depuis Tokyo.
Alors les Japonais considèrent le ski comme un loisir, au même titre que, par exemple, le bowling chez nous. Il y a de la musique qui est diffusée en permanence sur les pistes. Et aussi on y retrouve les caractéristiques, j’ai envie de dire classiques du Japon, comme le souci de la propreté, du service client.
Alors par exemple, j’ai vu un jour un employé au télésiège dont le travail consistait à nettoyer avec une balayette la neige qui pouvait se trouver à l’endroit où les skieurs devaient s’asseoir pour éviter qu’ils se mouillent les fesses. Donc tu vois l’exotisme, ça se loge dans les détails au Japon. Mais si on en a l’opportunité, le must, c’est de se rendre à Sapporo, sur l’île d’Hokkaido qui est située au nord du Japon.
En février, il y a ce qu’on appelle le Yuki Matsuri, c’est le festival de la neige. Il y a plus de 200 statues de neige et de glace qui sont disposées dans plusieurs endroits de la ville. Certaines sont gigantesques.
Et même s’il y a beaucoup de touristes, on y croise très peu d’étrangers. J’ai eu l’occasion de m’y rendre deux fois pour participer au marathon de ski de fond de Sapporo qui se déroule en même temps. J’étais le seul Français à y participer.
Alors pour se rendre à Sapporo, qui a également été la ville des Jeux Olympiques d’hiver, c’était en 1972, on peut y aller en train depuis Tokyo. Ça prend environ 8 heures. Et le trajet, il est compris dans le fameux JR Pass, que je recommande toujours de prendre quand on voyage au Japon.
Car ça évite notamment de devoir prendre des billets pour chaque trajet. Sapporo, c’est une grande ville, il y a 2 millions d’habitants. Mais dès qu’on sort de la ville, on se retrouve en pleine nature.
Et puis la neige est excellente l’hiver. Alors pour l’anecdote, il arrive qu’on croise des ours à Sapporo également.
Les matsuri : plonger dans les fêtes traditionnelles
Une autre expérience plus culturelle à suggérer ?
(14:55 – 15:35)
Un peu comme à Sapporo, il existe des matsuri, ce qui sont en fait des festivals ou fêtes traditionnelles au Japon, un peu partout et toute l’année. Mais plus particulièrement l’été. Il y a souvent beaucoup de monde, mais c’est l’occasion de se plonger dans les traditions japonaises avec des défilés de chars, de la musique, des feux d’artifice, de la street food.
Mais pour y assister, il faut bien évidemment anticiper, car les hébergements sont vite complets. Donc, quand on a déterminé les dates de son voyage, si on veut vivre un matsuri, il
faut très rapidement se renseigner sur les dates et lieux des matsuri. Et puis, le cas échéant, on organise son programme en fonction.
Alors pour ça, un bon agent de voyage, il pourra sans aucun doute t’aider lors de la construction d’un voyage sur mesure au Japon.
Dormir dans un ryokan : une expérience unique
Et passer une nuit dans un ryokan, ces auberges traditionnelles japonaises, ça vaut le coup ou pas du tout ?
(15:40 – 16:07)
Oui, évidemment, même si c’est relativement onéreux, de l’ordre de 150 euros par personne en demi-pension, je recommande systématiquement de le faire. Par exemple à Hakone, qui est près du mont Fuji. Porter durant tout le séjour un yukata, dormir sur des futons, passer du temps dans les onsen, tu sais, les bains japonais, manger du poisson petit déjeuner, ça c’est autant d’expériences uniques qui marquent à tout jamais celui qui a eu la chance de voyager au Japon.
Infos pratiques (vol, décalage horaire, meilleure saison, durée, budget)
Et sinon parlons pratiques. Combien d’heures de vol depuis la France ?
(16:10 – 16:19)
Pour un vol direct depuis Paris, environ 13 à 15 heures. Il est souvent intéressant de combiner par exemple un vol allé Tokyo et un vol retour Osaka, ce qui évite de repasser par Tokyo.
Et il y a un décalage horaire ?
(16:21 – 16:40)
Ah oui, 7 ou 8 heures selon la saison. Alors j’ai testé tous les horaires possibles d’arriver au Japon. Il n’y a pas d’horaire idéal, mais il faut essayer de se recaler le plus rapidement possible avec l’heure japonaise, sous peine d’insomnie nocturne ou alors de siestes répétées dans les trains et métros.
Comme ça tu passeras pour un vrai japonais.
Quelle est la meilleure saison pour visiter le Japon ?
(16:43 – 17:39)
Il n’y a pas de mauvaise saison pour voyager au Japon. D’un strict point de vue météo, le printemps et l’automne sont les meilleurs. Mais ce sont également les plus fréquentés et celles où les tarifs sont les plus élevés.
En particulier, il vaut mieux éviter la fameuse Golden Week fin avril. C’est la semaine pendant laquelle tous les japonais sont en vacances. Et bien les transports sont bondés.
Avec le réchauffement climatique, la floraison des sakuras, tu sais, les cerisiers du Japon, c’est souvent une démotivation d’un voyage au printemps. Mais cette saison est de plus en plus précoce. En 2024, elle aura lieu à Tokyo et Kyoto vers le 25 mars.
Alors comment je le sais ? Parce que les japonais publient et réactualisent régulièrement des cartes avec les dates prévues ville par ville. Ça c’est typiquement japonais.
Avec la contrainte des vacances scolaires, il vaut mieux privilégier pour un long voyage en été en famille le mois de juillet. Parce qu’en août, les élèves nippons sont en vacances. C’est la période où il y a le plus de touristes étrangers.
Il fait vraiment très chaud et humide.
Combien de temps consacrer à ce voyage ?
(17:41 – 18:26)
Un minimum de deux semaines. Il faut compter environ dix jours pour Tokyo, Kyoto. Et ensuite, il faut faire des choix.
Par exemple, les alpes japonaises entre les deux villes. Ou alors plus au sud, Hiroshima et Miyajima, comme je l’ai décrit. Voir l’île de Kyushu encore plus au sud.
Mais ça peut dépendre également de ses centres d’intérêt. Pour un voyage plus nature, on va privilégier, par exemple, l’île de Hokkaido tout au nord, en hiver comme je l’ai décrit, ou bien en été. Ou alors l’archipel tropical d’Okinawa, pour du balnéaire tout au sud.
Un passionné d’art moderne, il se rendra sur l’île de Naoshima. Un adepte des retraites au monastère, de Koyasan proche d’Osaka. Encore moins que pour n’importe quelle autre destination, on ne fait pas le Japon.
Et encore moins en un seul voyage.
Et quel budget à prévoir ?
(18:28 – 19:30)
Je dirais un minimum de 4000 euros par personne pour un voyage de deux semaines. En incluant le vol international, les transports intérieurs en train avec le JR Pass, l’hébergement en hôtel 3 étoiles, dont au moins une nuit en Ryokan, et également deux jours accompagnés avec un guide francophone à Tokyo et à Kyoto. Histoire de décoder un peu le pays.
Il faut noter que suite au Covid, il y a le tarif des vols vers le Japon qui a quasiment doublé. Et tout récemment, le tarif du JR Pass également. Mais le cours du Yen reste encore très favorable pour le moment.
Donc il faut en profiter. Et sur place ? On peut manger bien et pour pas cher au Japon.
Sans dépasser la barre des 1000 yens, ce qui fait 7 euros, entre les fast-foods locaux, les combinis ouverts à 24h sur 24, avec les petits plateaux bento, les petits restaurants qui proposent le midi des lunch menus, très abordable, on s’en sortira pour bien moins cher qu’en France. Ensuite évidemment, on trouve des restaurants à tous les prix. Mais contrairement à un voyage aux USA par exemple, il y a 0 risque de revenir avec des kilos en trop, tout en ayant le sentiment de s’être nourri sainement.
Voyager au Japon de façon responsable
Au son du voyage, on est très branché tourisme responsable. Quelles actions proposes-tu à l’occasion d’un voyage au Japon ?
(19:36 – 20:23)
Alors je me suis rendu personnellement une quinzaine de fois au Japon. Parfois pour des durées courtes de moins d’une semaine. Je ne le ferai plus maintenant, pour des raisons d’empreinte carbone.
Un voyage au Japon, ça doit rester exceptionnel. Il faut en profiter pour y séjourner aussi longtemps que possible. Il y a tellement à faire.
Sinon on se rend vite compte qu’au Japon, l’emballage est aussi important que le produit. Les fruits et légumes par exemple, ils sont souvent emballés individuellement. Et le plastique est partout.
Inévitablement, on va te proposer des baguettes jetables pour accompagner ton plateau bento. Ou ta cup noodle aussi, en vente à emporter. Alors pour éviter cela, je recommande à l’arrivée d’investir dans une belle paire de baguettes.
Alors idéalement, tu vas les acheter chez un artisan. Par exemple dans la rue Kappabashi, dont je t’ai parlé juste avant. Et en plus, ça fera un très beau souvenir.
Le son du Japon : les Eki Melodies
Alors enfin, comme tu le sais, le podcast s’appelle Le son du voyage. Il y a un son du Japon qui reste dans tes oreilles ?
(20:29 – 21:12)
Ah oui, que tu sais ce que sont les Eki Melodies. Ce sont les musiques que l’on entend dans la gare japonaise dès que le train entre en gare. Chaque gare possède son propre jingle.
Au pays du service, ça permet à chaque voyageur de savoir où il se trouve, sans même décoller les yeux de son smartphone ou d’interrompre sa sieste. Par exemple, la musique de la station Ebisu sur la ligne circulaire Yamanote à Tokyo, c’est également la musique du film Le Troisième Homme que tu pourras écouter. Et puis pour les nostalgiques du Japon comme je le suis, on peut même se procurer un réveil qui permet d’écouter la ligne entière et des portes-clés qui
diffusent sa gare préférée.
(21:13 – 21:37)
Merci Eric d’avoir partagé avec nous tes souvenirs et tes meilleurs conseils pour découvrir le Japon. Si son récit vous a inspiré et que vous avez envie de partir en voyage au Japon, vous pouvez contacter Eric qui crée tous les jours des voyages sur mesure. Envoyez-lui un mail Si vous aimez notre podcast, donnez-nous 5 étoiles et abonnez-vous.
Nous vous disons à bientôt pour d’autres expériences de voyage.





